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[Espagne, Michel, éd.] – Le prisme du Nord. Pays du Nord, France, Allemagne (1750-1920)

[Espagne, Michel, éd.] – Le prisme du Nord. Pays du Nord, France, Allemagne (1750-1920), coll. « Transferts ». 352 p. 35 euros

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Les pays du Nord envisagés dans la longue durée, loin d’être réduits à une situation de marginalité par rapport aux autres pays européens, ont une histoire qui s’inscrit dans une texture complexe, au moins trilatérale, que les constructions identitaires génératrices de frontières, de centres et de périphéries ont progressivement occultée. De même que le Danemark fut un enjeu franco-allemand en 1870, de même les réseaux de la franc-maçonnerie suédoise ont pu servir de trait d’union paradoxal entre les pays européens. De Montesquieu à Herder le mythe du Nord parcourt la pensée européenne. Confrontées à toutes les variations de la théorie des climats, la Scandinavie et la Finlande sont tour à tour les arbitres entre des tendances esthétiques ou savantes importées d’Allemagne et de France ou encore des instances de médiation. Les œuvres les plus connues des pays du Nord, de Kierkegaard à Sibelius, d’Ibsen à Strindberg, ont souvent pris naissance au contact des capitales européennes comme Paris ou Berlin et ont souvent établi leur réputation en dehors des frontières. À considérer les pays nordiques comme les sommets d’un triangle dont les autres sommets seraient l’Allemagne et la France on perçoit mieux le rôle qu’ils ont souvent joué dans les transferts culturels dont résulte chacune des traditions nationales européennes.